1970 > 1980

De Muybridge. Décennie de toutes les décisions. Vladimir Vélickovic quitte la Yougoslavie pour la France. Et c’est sûr : peintre, il est et le sera. Ses premières œuvres parisiennes évoquent l’incontinence verbale des «Orateurs», empreintes de ses précédentes recherches, elles sont pour un temps encore colorées. Son style naît de la découverte de l’œuvre du photographe physiologiste Eadweard Muybridge, avec qui il aura un compagnonnage fructueux pendant de nombreuses années. La simplicité et le silence de ses compositions valent pour toute éloquence, et sans doute y trouve-t-il un écho à l’architecture en lui empruntant les chiffres et les signes de sa rigueur. Dans le dessin d’abord, puis avec une force inouïe dans la peinture, il construit des espaces clos occupés par de vertigineuses images d’êtres ou d’animaux figés dans leur dynamique. Souvent gigantesques ses toiles troublent par leurs sujets et s’imposent au public. Ses «Naissances» choquent et suscitent des protestations pour atteinte à l’image de la femme. Mais ses  «Chiens», «Rats» et «Poursuites» sont des représentations irréductibles au regard.

En faible nombre, ses sujets qu’il appelle «éléments» sont réunis en «Atlas», ce qui démontre, tout comme dans ces «Lieux», une volonté conceptuelle de l’artiste.

En dix ans d’un intransigeant travail, Vélickovic s’est imposé sur la scène artistique internationale...

 

A.A.

 

Extrait de Itinéraire d’Alin Avila

Direction - 1978 - technique mixte sur papier - 76 | 57 cm - collection privée

1970 > 1980